CRLL - Centre régional des lettre et du livre
Comment choisit-on une formation ?

Les professionnels étaient invités à établir un palmarès de 6 critères de choix d’une formation. En voici les résultats, dans l’ordre :
- 1. le thème,
- 2. le contenu,
- 3. le lieu,
- 4. les dates, la période,
- 5. l’organisme de formation,
- 6. le ou les intervenant(s).

Les autres critères librement évoqués sont : le coût (gratuit / payant), la durée, l’anticipation, le niveau (initiation / perfectionnement), l’adaptation au besoin. Une personne déclare accepter tout ce qu’on lui propose et trois autres regrettent l’absence d’information sur les intervenants (« Jamais d’informations sur les intervenants ! », « Les intervenants sont rarement mentionnés », « On ne connaît pas forcément les intervenants »).

POURQUOI NE SOUHAITE-T-ON PAS SUIVRE DE FORMATION ?

Parmi les enquêtés, 26 personnes avouent ne pas souhaiter suivre de formation. Les multiples raisons – parfois aucune (« Pas de raisons précises ») – évoquées sont le reflet des réponses apportées à la question Je ne suis pas ou peu de formation :
- l’adéquation entre l’offre et le besoin n’est pas perçue (« Je ne suis pas dans la filière souhaitée », « Pas d’occasion de mettre en pratique la formation reçue », « J’ai déjà fait tout ce qui est proposé », « Peu de stages dans le domaine de la culture sont proposés et quand ils le sont, ils s’avèrent inadaptés ou inintéressants », « Le travail que j’effectue au sein de la bibliothèque me convient tel qu’il est »),
- l’agent est arrivé en fin de carrière (« Agé de 57 ans 1/2 attend "avec impatience" sa retraite », « J’espère pouvoir prendre ma retraite le plus rapidement possible et laisser ma place aux jeunes », « En CPA », « 56 ans 1/2 filière technique sans espoir aucun de passer en filière culturelle », « Je n’en ressens PLUS le besoin : je n’ai plus aucune possibilité de promotion interne et je suis en fin de carrière (56 ans) », « J’ai 55 ans et peu de temps »),
- n’est pas disponible (« Pas en ce moment car bibliothèque en cours d’informatisation », « Cette année est mise entre parenthèses du fait d’une grossesse », « Je ne peux laisser mes enfants seuls », « Pour le moment il y a d’autres priorités dans mon service », « Par manque de personnel, cela me nuirait », « déplacements loin »),
- ou ressent une saturation positive (« Je ne souhaite pas d’autre formation dans la mesure où je viens de terminer ma FAE. Je préfère essayer désormais de mettre en pratique les apprentissages reçus », « Et puis là j’en ai marre, une formation au concours prenante. Si l’envie revient, cela sera certainement une formation universitaire ») ou négative (« J’en ai marre des refus de mon responsable »)

- LIBRES PROPOS

L’ultime question proposait aux enquêtés de donner leur point de vue général sur la formation. Pour susciter les réflexions, quelques indications étaient données : avis concernant les organismes de formation, le rythme des sessions, les périodes plus ou moins favorables, les lieux et les propos libres étaient aussi encouragés par ou d’autres sujets liés à la formation. A ce dernier « micro tendu », 61 personnes ont tenu à répondre.

- … Sur les organismes de formation

Concernant les organismes de formation, les suggestions sont diverses où les critiques positives et négatives se côtoient : « bibliothèques pour la pratique et les compétences, universités pour un meilleur ciblage des besoins et CNFPT trop généraliste », « par ordre d’intérêt : ENSSIB, Mediadix », « j’ai apprécié l’organisation, les contenus, les thèmes... des formations proposées par l’INET et l’ENSSIB (…) J’ai par contre un avis plus que réservé sur le CNFPT Nord - Pas de Calais : offre insuffisante, en bibliothéconomie, pratiques fantaisistes (…) dans d’autres régions (Champagne-Ardenne, Lorraine...) l’offre est largement plus quantitative », « Le CNFPT de Lille c’est bien » « la MDN partenaire incontournable et dont la palette de formation correspond bien à mes besoins ; le CNFPT dans le cadre de ma FPR j’ai trouvé des réponses aux problèmes que j’ai pu rencontrer dans mon milieu professionnel », « CNFPT : constat de l’amélioration de l’offre pour la filière culturelle », « le CNFPT pour la proximité et les organismes spécialisés (thématiques) », « Le CNFPT n’est pas toujours en phase avec les évolutions du métier », « Les formations proposées par la MDN sont très complètes, celles du CNFPT devraient davantage préparer aux épreuves orales des concours », « 1 MDN, 2 MEDIALILLE, 3 BIBOP, 4 CNFPT ». Enfin, une personne pense pertinemment qu’« Une association des organismes de formation est souhaitable ».

- Sur le rythme et les périodes

Concernant le rythme des sessions, les avis sont globalement convergents : les professionnels préfèrent des formations sur plusieurs jours de suite – une semaine complète notamment - plutôt que le même jour de la semaine durant plusieurs semaines sauf en cas d’équipes réduites ou pour les préparations de concours (« Je préfère les formations qui se poursuivent sur plusieurs jours d’affilée, il m’est ainsi plus aisé de m’organiser sur le lieu de travail afin de préparer mon départ en formation », « difficulté à libérer du personnel quand on est en petit nombre : 3 fois le même jour de la semaine est préférable », « mais pour les prépas concours, 1 jour / semaine serait plus adéquat »). En revanche, on peut constater un consensus pour l’exclusion du mercredi (« Eviter les formations le mercredi en raison de la forte affluence du public en bibliothèque ») ou le lundi (« Pas de formation le lundi pour les personnes travaillant en bibliothèques municipales », « Si possible des formations qui ont lieu du mardi au vendredi (samedi ?) ce qui correspond à notre emploi du temps en bibliothèque »). Toutefois, sachant que le mercredi correspond au milieu de la semaine, cela peut poser problème pour les stages de 3 jours qui ont tendance à englober précisément ce jour-là (lundi à mercredi ou mercredi à vendredi). Le choix des journées successives est justifié par l’organisation logistique («  il me semble préférable de regrouper les journées de stage pour ceux qui viennent de loin et dorment sur place »). Les professionnels s’entendent aussi sur les périodes à éviter : septembre – octobre – novembre devancent le palmarès, suivis de décembre et janvier, de juillet – août, tandis que les citations des mois de février à juin sont nettement plus rares. Outre la période estivale, les autres vacances scolaires de l’année sont régulièrement citées.

- Sur les lieux

La délocalisation des lieux de stage est souvent réclamée. Le territoire étant vaste, les problèmes transports sont évoqués, de même que le temps « perdu » dans des trajets parfois longs (« Il faut faire 200 km pour se rendre en formation ce qui implique de partir très tôt le matin, rentrer très tard le soir, pour simplement 6 (ou 8h) de formation », « Je regrette qu’il faille se déplacer dans une autre ville pour suivre n’importe quelle formation. Ne serait-il pas plus judicieux et surtout moins coûteux de dépêcher dans les médiathèques d’une certaine importance, un formateur chargé d’instruire les collègues ? C’est juste mon avis... »). Certains réclament des lieux « centraux » (Métropole lilloise essentiellement). D’autres suggèrent des localisations diversifiés (« il est bénéfique de varier les lieux de formation, notamment en alternant formations en bibliothèque (qui permettent de découvrir de nouvelles structures et de rencontrer des collègues) et formation dans les locaux adaptés des organismes », « Je pense que l’"idéal" serait de prévoir des formations par agglomération, en s’organisant entre bibliothèques et / ou collectivités pour définir les besoins en formation »).

- Et quelques autres points de vue…

Les propos divers apportent des arguments supplémentaires aux choix effectués dans les réponses aux différentes questions au cours du déroulement du questionnaire : manque de disponibilité pour suivre les formations (petites structures avec de petites équipes, agents sur des postes de direction), le retard dans la diffusion des informations sur l’offre de formation (parution des catalogues, informations succinctes ou périmées sur les sites internet), par exemple. Des critiques concernant les formations initiales d’application sont aussi exprimées : étirage en longueur (gêne pour l’agent et pour le service), manque de places sur certaines sessions (assaut sur les sessions spécifiques à cause de leur rareté), annulations de stages (qui obligent à se « rabattre » sur d’autres intitulés pour valider ses journées de FAT).

Mais de nouveaux éléments sont aussi apportés (regrets de la disparition du CAFB et de la formation ABF, du décalage entre la théorie des stages et la réalité du terrain, insuffisance de l’offre quantitativement et qualitativement) et des améliorations dans l’organisation des formations sont proposées (stages dans les domaines de la musique, de la prise en compte des publics empêchés, de la sociologie de la lecture, accès aux formations CNFPT d’autres régions, des cours par correspondance pour la préparation des concours).

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Rédigé le 21 October 2004 par administrateur
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